DIDON & ÉNÉE de PURCELL (1659-1695)

Représentations au Théâtre R. Devos à Tourcoing, le mardi 15, le jeudi 17 et le vendredi 18 mars 2016 à 20h.

 

Possibilité d’assister, gratuitement et sur inscription préalable, pour les membres du Club Lyrique, à une répétition scène et orchestre le samedi 12 mars 2016 après-midi dans la limite de 20 personnes. Des places de 1ère catégorie disponibles, le mardi 15 mars, au tarif groupe (au moins 10 personnes) : 40,50€ au lieu de 45€ tarif normal.

Durée 1 heure. Véronique GENS (Didon) ; Nicolas RIVENQ (Énée) ; etc.

Direction : Jean Claude MALGOIRE / mise en scène : Andréas LINÉOS / Chorégraphie : Bruno BENNE.

Une représentation sera donnée, le dimanche 20 mars, en version de concert, au Théâtre des Champs Élysées.

 

Didon et Énée, chef-d’œuvre du baroque, composé par PURCELL, en 1689, pour les jeunes filles d’un pensionnat londonien est tiré de « l’Énéide » de VIRGILE. L’opéra raconte les amours contrariés de Didon, reine de Carthage, et d’Énée, prince de Troie. La reine des sorcières, qui ne supporte pas l’union des deux amants, envoie un de ses sujets, déguisé sous les traits de Mercure, pour signifier à Énée qu’il doit quitter Didon pour accomplir son destin : la fondation de Rome. Abusé par le messager, Énée tiraillé entre son amour et cet ordre qu’il pense venir des Dieux, finit par annoncer son départ. Abandonnée la reine se laisse mourir. Son chant bouleversant (lamento) constitue le sommet de la tragédie.

C’est le seul opéra de Purcell, considéré comme le premier opéra anglais. Il est écrit dans la langue natale du compositeur, l’anglais. Cet opéra a longtemps été ignoré et peu représenté jusqu’au XXe siècle. L’Atelier Lyrique reprend, le plus fidèlement possible (la partition originelle a disparu) la version de Purcell avec chœur, orchestre et ballet.

Le thème de Didon a été mis en musique, pour la première fois, en 1640, par CAVALLI, dont La Didone a été ressuscitée à Florence, en 1952, par Carlo Maria Giulini. De nombreux compositeurs, la plupart tombés dans l’oubli (MATTIOLI en 1656, GRAUPNER…), ont traités le sujet. On peut signaler, en 1693, la version de DESMAREST (1661-1741), « successeur de Lully ». Et bien sûr la vision de BERLIOZ dans les Troyens.

  

 En complément, Le combat de Tancrède, composé en 1624 par MONTEVERDI. Drame musical pour trois chanteurs et six instrumentistes qui raconte le combat entre le chrétien Tancrède et celle qu’il aime, la princesse musulmane Clorinde, qu’il ne reconnaîtra qu’après l’avoir mortellement blessée.

Nicolas RIVENQ (récitant) ; Aurore BUCHER (Clorinda) ; Denis MIGNIEN (Tancredi).

Vous pouvez consulter le dépliant de saison sur : http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/

   

Il existe de nombreuses versions enregistrées de Didon et Énée en CD, un passage sur Amazon vous en convaincra. Notons une version, chez Erato, avec Véronique GENS, et les Arts Florissants dirigés par William CHRISTIE ; une interprétation « classique », chez Decca legendary recordings, avec Jessie NORMAN et Raymond LEPPARD dirigeant l’English Chamber ou une interprétation « baroque », éditée par la Fondation France Télécom, avec Susan GRAHAM et E. HAÏM dirigeant le Concert d’Astrée.

Mais, suivant vos goûts, vous trouverez aussi des versions dirigées par Hogwood, Jacobs, Pinnock, Gardiner, etc. 

Il existe quelques DVD…